C'est avec un immense plaisir que les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) ont appris la libération de Maikel Nabil. Bien que condamné à deux ans de prison, la pression internationale et nationale a permis sa libération, parmi 1 959 autres personnes. La Fédération Internationale des Jeunesses Libérales et Radicales (IFLRY) se réjouit de cette nouvelle, mais continuera à exhorter du régime égyptien, la mise en place d'un véritable État démocratique.
M. Nabil a été durant plusieurs années un blogueur et militant en Égypte. Depuis 2006 et jusqu'à récemment, Maikel s'est servi d'internet pour alerter l'opinion publique à des valeurs comme les droits de l'Homme, la paix ou la démocratie. Il a été notamment membre de la délégation officiel de l'IFLRY au Congrès de l'Internationale Libérale qui s'est déroulé au Caire en 2009. Il fut arrêté chez lui au Caire, le 28 mars 2011, pour avoir critiqué l'armée sur le réseau social Facebook.
Le 10 avril, celui-ci se retrouva condamné à une peine de trois ans de prison par une cour militaire, alors même qu'il était un civil. Du 23 août au 31 décembre, Maikel a entrepris une grève de la faim pour protester contre son maintien en détention.
En août, le Conseil Suprême des Forces Armées (SCAF) reconnut que plus de 12 000 civils à travers le pays avaient été jugés de manière inique par les différentes cours militaires. Au final, ce sont 13 personnes qui furent condamnées à mort. D'autres comme Maikel, ont été mis, durant plusieurs mois, dans des conditions de détention épouvantables. Et bien que Maikel ait été libéré, il est à souligner qu'il été « gracié » et non pas reconnu comme « innocent ». Voilà pourquoi l'IFLRY soutient l'appel d'Amnesty International pour l'effacement de son casier judiciaire ainsi que l'indemnisation du préjudice subi.
Le Président de l'IFLRY, Thomas Leys déclare : « La libération de Maikel Nabil est une victoire pour la liberté d'expression. Au-delà, en tant que civil, Maikel n'aurait jamais dû comparaître devant une cour militaire. Le droit à un procès équitable et le droit à la liberté d'expression font partie des fondements d'une démocratie. Nous appelons d'autant plus les autorités égyptiennes à assurer, sauvegarder et défendre les droits du peuple égyptien. »
Plus d'info : site de l'IFLRY (en)
Catégorie : Communiqués de presse

Please wait...



