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L'histoire du Parti Radical
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Structure -
Historique
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Le site l' "Histoire par l'Image" nous offre la possibilité de retrouver les iconographie, photos, peintures, scultures qui ont marqués notre histoire et notamment celle du radicalisme. Les commentaires et analyses proposées sont une excellente maniére de meiux connaitre notre histoire. A cette fin les Jeunes Radicaux de Gauche vous propose de parcourir leur sélection, l'occasion de replonger au coeur des combats de la troisiéme et quatriéme république.
Voici le sommaire de notre sélection:

Georges Clemenceau prononçant un discours dans une réunion électorale.1885. Jean-François RAFFAELLI.1885
Extrait de l'analyse : "Ce tableau de Raffaëlli présente George Clemenceau au début de sa carrière politique. Il s'agit du Clemenceau d'opposition, du leader des radicaux qui composent alors l'extrême gauche de la Chambre. Doué déjà d'une impressionnante autorité, il est le chef de file des « intransigeants », qui refusent l'union des républicains au premier tour face aux conservateurs. Raffaëlli nous montre remarquablement bien son aisance face à un auditoire qu'il captive tant par sa parole que sa gestuelle. Le brillant parlementaire est en effet l'un des plus grands orateurs de la IIIe République. L'œuvre nous montre en même temps un caractère : au delà des clivages de partis, Clemenceau trace un chemin qui lui est propre, n'hésitant pas à faire « tomber » les ministères dont la politique s'écarte de ses principes. Aussi, en parvenant au second tour des élections de 1885 à détenir, aux côtés des radicaux, autant de sièges que les « opportunistes », Clemenceau est désormais à la tête d'une puissante force d'opposition républicaine. Le temps des « fondateurs » s'achève."

« Voilà l’ennemi », Affiche pour la revue La Lanterne. 1902
Extrait de l'analyse : " ...Il est clair que La Lanterne veut dans cette affiche jouer un rôle en rapport direct avec les combats passés de l'anticléricalisme, en particulier le mouvement des Lumières : La Lanterne (à la fois le dessin de la lampe et le nom en rouge) sont les seuls éléments de cette affiche qui sont représentés en couleurs vives. L'image ne laisse pas planer le doute, cette revue est destinée à sortir la société française de l'obscurantisme dans lequel l'Eglise a plongé la France. Le prélat cache la clarté du soleil mais non pas celle de La Lanterne (coin en haut à gauche). Enfin, dans la grande tradition anticléricale du début du XXe siècle, on ne relève pas, dans cette affiche, de signes blasphématoires mettant directement en cause la foi des croyants. L'anticléricalisme lutte contre l'influence de l'Eglise et, pour rallier le plus de personnes à sa cause, évite de choquer les fidèles, sur des éléments de foi (représentation de Jésus, représentation de la croix, des apôtres...)."
Emile Combes. B. COLOMB.1903
Extrait de l'analyse "Un portrait-charge suggestif. Ce portrait-charge est issu d’une série d’une trentaine de tableaux consacrés aux hommes politiques les plus importants du début du siècle. Commandés par les magasins parisiens de prêt-à-porter du Hight life Taylor, ces tableaux réalisés par Sirat et Moloch étaient présentés, sur le lieu de vente même, à une clientèle aisée censée apprécier les différents modèles de costumes portés par les nombreux personnages caricaturés. Moloch apporte ici son soutien aux forces cléricales adversaires du Bloc et de la « laïcité de son combat ». Il utilise, pour ce faire, les différents éléments et symboles susceptibles d’être tout de suite compris et assimilés par l’opinion publique. Cependant, bien que sensible aux critiques suscitées par l’action du président du Conseil, le caricaturiste a dû tenir compte de la réalité et le représenter aussi tel qu’il était : petit, élégant, d’un caractère intraitable et déterminé, largement dominé par des pensées et des buts politiques et idéologiques qui dépassaient son époque et sa propre personnalité."
La Séparation de l'Eglise et de l'Etat. ANONYME. [1905] 1904-1905
Extrait de l'analyse : "La Séparation, œuvre du « combisme ». Cette lithographie, jamais reproduite jusqu'à ces dernières années, évoque une date essentielle de l'histoire de France. Si son côté partisan ne nous aide pas à comprendre que la loi de séparation fut finalement une loi de liberté et de conciliation (en dépit de son côté radical, net et bien tranché...), l'œuvre nous permet de saisir les passions extrêmes qui opposèrent, au tournant du siècle, cléricaux et anticléricaux (y compris les appels à la résistance, les menaces et condamnations lancées par Pie X après le vote de la loi et, en 1906, au moment des Inventaires). Donnant une place centrale à Emile Combes alors que la loi, fruit d'un travail collectif, fut promulguée après la chute de son gouvernement, cette allégorie correspond bien aux deux idées principales que chacun se fait encore aujourd'hui de cet épisode historique. D'une part le " petit père Combes ", ancien séminariste devenu anticlérical, est bien à l'origine de la Séparation en dépit de ses penchants concordataires. D'autre part, le « combisme » mis en œuvre par le bloc des Gauches fut bien une politique de combat menée sans fard et soutenue activement par une partie non négligeable de la population, afin qu'advienne cette République laïque tant désirée mais maintes fois ajournée. "
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Les débauches d’un confesseur, par Léo Taxil et Karl Milo. HODE.1884 |
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La danse combiste. ANONYME.1905 |
Extrait de l'alayse : "La mise en cause morale de l'adversaire Dans les deux affiches, le camp adverse est désigné comme ne répondant pas aux bonnes mœurs. Le confesseur violent, prenant du plaisir dans la souffrance physique de ses ouailles fait écho dans la carte postale à Emile Combes et ses acolytes qui maltraitent les hommes d'Eglise. Combes est d'ailleurs en lévitation au-dessus d'un moine en perdition, comme englouti par ses adversaires, et il tient dans ses mains une bonne sœur et un prêtre dont la petite taille évoque leur fragilité et leur impuissance face à l'immoralité du gouvernement radical. L'impression finale se résume à deux êtres abandonnés, livrés en sacrifice et en pâture à un groupe de personnages aux pratiques douteuses et équivoques, proches de l'homosexualité. Le ministère Combes tombera d'ailleurs à l'issue d'une campagne de dénigrement moral puisque le ministère de la Guerre André (présent sur cette image) sera convaincu d'avoir fait réaliser grâce à ses relations maçonniques une enquête sur les opinions religieuses des officiers républicains : cette carte postale est d'ailleurs contemporaine de ce scandale."
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Loi de séparation du 9 décembre 1905. 1905 |
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Inventaire de Cominac près Oust (Hte Ariège) - Lecture de la protestation par le Curé protégé par les ours. |
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Télégramme du sous-préfet d'Hazebrouck. [1906] |
Extrait de l'alayse : "Face au refus catholique, le gouvernement se trouve dès l’abord contraint à repenser la loi. Régulièrement, depuis, le rapport entre État et religions est réexaminé et le concept de laïcité, non défini en 1905, reconsidéré. Après la Grande Guerre, le gouvernement choisit de maintenir le Concordat en Alsace-Moselle. En 1923-1924, les accords entre Briand, alors Président du Conseil, et le nonce Ceretti autorisent des “ associations diocésaines ” pour gérer les biens des paroisses catholiques. En 1939, un régime cultuel spécial est créé pour les colonies (décrets Mandel). En 1958, est mis en place l’enseignement privé sous contrat. Actuellement, se pose la question de l’islam. Car laïcité de l’État ne signifie pas indifférence à la présence du religieux dans la sphère publique, mais refus de son officialité et affirmation de limites entre public et privé, particularités de la foi et universalité de la loi."
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La « Grande Armée » du Bloc national. Pierre DUKERCY.1924 |
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Le Cartel des Droites. Pierre DUKERCY.1924 |
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Franklin de Bouillon, Chevalier de la réaction. Pierre DUKERCY.1927-1928 |
Extrait de l'alayse : "Face au refus catholique, le gouvernement se trouve dès l’abord contraint à repenser la loi. Régulièrement, depuis, le rapport entre État et religions est réexaminé et le concept de laïcité, non défini en 1905, reconsidéré. Après la Grande Guerre, le gouvernement choisit de maintenir le Concordat en Alsace-Moselle. En 1923-1924, les accords entre Briand, alors Président du Conseil, et le nonce Ceretti autorisent des “ associations diocésaines ” pour gérer les biens des paroisses catholiques. En 1939, un régime cultuel spécial est créé pour les colonies (décrets Mandel). En 1958, est mis en place l’enseignement privé sous contrat. Actuellement, se pose la question de l’islam. Car laïcité de l’État ne signifie pas indifférence à la présence du religieux dans la sphère publique, mais refus de son officialité et affirmation de limites entre public et privé, particularités de la foi et universalité de la loi."
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Le peuple enchaîné. Pierre DUKERCY.1932 |
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Les écraseurs - les écrasés. Pierre DUKERCY.1932 |
Extrait de l'alayse : "Face au refus catholique, le gouvernement se trouve dès l’abord contraint à repenser la loi. Régulièrement, depuis, le rapport entre État et religions est réexaminé et le concept de laïcité, non défini en 1905, reconsidéré. Après la Grande Guerre, le gouvernement choisit de maintenir le Concordat en Alsace-Moselle. En 1923-1924, les accords entre Briand, alors Président du Conseil, et le nonce Ceretti autorisent des “ associations diocésaines ” pour gérer les biens des paroisses catholiques. En 1939, un régime cultuel spécial est créé pour les colonies (décrets Mandel). En 1958, est mis en place l’enseignement privé sous contrat. Actuellement, se pose la question de l’islam. Car laïcité de l’État ne signifie pas indifférence à la présence du religieux dans la sphère publique, mais refus de son officialité et affirmation de limites entre public et privé, particularités de la foi et universalité de la loi."
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Les grandes dates du Radicalisme
1848 Sous la Restauration et sous la Monarchie de Juillet,
Garnier- Pagès, Arago et Ledru-Rollin sont les premiers en France à se
proclamer "Radicaux".
1869 Discours de Belleville où Léon Gambetta
présente le premier programme de démocratie politique et sociale.
1877 Léon Gambetta, prenant la tête des
adversaires de la droite monarchiste fait triompher la coalition républicaine
aux élections (ce qui conduira, plus tard, Mac Mahon à se démettre de la présidence
de la République).
1881 – 1884 – 1901 Vote des grandes lois, d’inspiration
radicale, qui donnent à la
IIIe République ses structures démocratiques (loi sur l’enseignement
primaire gratuit, laïque et obligatoire, loi sur la liberté d’expression, loi
sur les conseils municipaux, etc.).
1901 Fondation, à Paris, du Parti
républicain, radical et radical-socialiste.
1905 Loi sur la séparation de l’Eglise et
de l’Etat, dont Emile Combes a été l’inspirateur.
1906 Georges Clemenceau devient Président
du Conseil.
1911 Joseph Caillaux, inspirateur d’une fiscalité
démocratique devient Président du Conseil et donne au parti un visage plus
moderne.
1924 Victoire du Cartel des gauches (Parti
radical-SFIO) aux élections législatives.
1934 Les radicaux dénoncent l’action des “
organisations séditieuses et de tous les factieux “ Jean Zay, Pierre Mendès-France, Jacques
Kayser sont les “ Jeunes Turcs “ Ils bousculent les majoritaires du parti pour
le maintenir à gauche.
1936 Victoire du Front populaire avec le parti
radical.
1938 Edouard Daladier devient Président
du Conseil
1942 Jean Moulin, devient président du Conseil
National de la Résistance.
1947 Edouard Herriot est président de l’Assemblée
Nationale jusqu’en 1954
1954 Pierre
Mendès-France devient Président du Conseil. Il met un terme à la guerre d’Indochine
et règle les questions du Maroc et de la Tunisie.
1962 Gaston
Monnerville, président du Sénat de 1947 à 1968 vote contre le référendum du
Général de Gaulle.
1965 Le Parti
radical entre dans la fédération de la gauche démocratique et socialiste avec
le S.F.I.O. et la convention des Institutions républicaines de François
Mitterrand.
1972 Sous l’impulsion
de Robert Fabre et de Maurice Faure, la gauche de Parti radical décide de
signer le Programme commun auquel elle fait ajouter une annexe précisant ses
positions.
1973 Le congrès
de Paris fonde le Mouvement des Radicaux de Gauche.
1981 Candidature
de Michel Crépeau à la présidence de la République. Participation du MRG au gouvernement Pierre Mauroy, puis en 1984 au gouvernement Laurent Fabius.
1984 Liste
Entente Radicale Ecologiste (ERE) à l’initiative des radicaux de gauche.
1988 Le M.R.G.
soutient François Mitterrand Le M.R.G. Participe aux gouvernements Michel
Rocard, Edith Cresson et Pierre Bérégovoy.
1994 Succès,
avec 12,5 % de la liste alliance radicale européenne menée par Bernard Tapie :
13 députés seront élus.
1995 Tentative
de candidature radicale à l’élection présidentielle.
1997 – 2002 Participation
aux gouvernements Lionel Jospin.
2001 Succès de
la gauche aux élections municipales avec présence des radicaux de gauche dans
de nombreuses municipalités, notamment à Paris et Lyon.
2002 Candidature
de Christiane Taubira à l’élection présidentielle.
2004 A l’occasion des élections régionales, les
radicaux de gauche doublent le nombre de leurs élus.
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