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Ces dernières années, l’une des conséquences du réchauffement de la Planète est la mise en danger immédiate de certaines populations obligées de se déplacer pour survivre.
Qu’il s’agisse de la montée des eaux (Tuvalu, les Iles Maldives Bengladesh, etc.), de la fonte des glaces (Népal) ou de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes naturels dévastateurs (cyclone Katrina, désertification des lacs tchadiens), ces situations se développent malheureusement.
En réponse, et contrairement à d’autres situations tout aussi difficiles comme les déplacements dus à des conflits, à des crises économiques ou alimentaires, aucun statut international n’a été adopté.
Même si un tel statut en tant que tel ne constitue pas une réponse complète à ce complexe problème, son instauration permettrait de poser une base normative indispensable à un moment où la multiplication de ces déplacements internationaux est prévue et évaluable. En effet, d’ici à 2050, près de 200 millions de personnes seront concernés selon un rapport réalisé par l’ONG Care et le Centre pour le réseau international d’information en sciences de la terre de l’université de Columbia.
La responsabilité des pays dits développés ayant des activités productives en CO² est d’autant plus importante que certains des pays les plus durement touchés comme Tuvalu ou le Népal ne contribuent pratiquement pas, du fait de leur mode de vie, au réchauffement de la planète.
La question environnementale, à travers la question du statut de réfugié, est pleinement teintée d’humanisme et amène les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) à y confronter ardemment leur grille de lecture. Non pas seulement car l’épanouissement et la vie même de nombreux humains sont en jeu, mais également car la diversité culturelle est mise en danger par un problème touchant directement des populations où le particularisme est intense, notamment par le caractère rare du lien entre culture et nature dans la majorité des situations actuellement recensées. Il y a urgence à ce qu’une réponse soit apportée à ces situations touchant les relations internationales et susceptibles d’affecter les bases mêmes de notre approche de ce que doit être un régime démocratique. Les JRG estiment que le Sommet de Copenhague devra absolument permettre l’édification de ce tigre de papier immensément nécessaire et concret que doit être un statut du réfugié climatique.
Communiqué des Jeunes Radicaux de Gauche
Paris, le 14 août 2009
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