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Alors que le Gouvernement français a fait adopter par l'Assemblée nationale la deuxième phase d'un plan de relance peu ambitieux pour notre économie, les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) s'interrogent sur l'efficacité des mesures prises dans le cadre de la première phase.
Si le soutien financier aux banques est nécessaire et indispensable pour ne pas sombrer plus encore dans le marasme économique, il est aisé de constater que ces dernières ne jouent toujours pas le jeu.
Pourtant, il n'est pas si loin le temps où les responsables des principaux groupes bancaires français courraient vers l'Elysée et s'en aller ensuite, par-delà les médias, nous jurer que le tarissement du crédit ne passerait pas par la France ! Il faut donc constater que par idéologie, différemment d'autres pays européens, l'Etat français n'a pas voulu s'occuper de la gouvernance des banques. Un véritable cadeau doublé d'un échec !
Que se passe-t-il aujourd'hui ? Les dossiers des PME en difficultés s'accumulent sur les bureaux des conseillers de clientèle et de Monsieur RICOL, le Médiateur du crédit. La confiance interbancaire n'est pas revenue, les taux d'intérêt demeurent élevés et les crédits s'octroient au compte-gouttes. Les garanties à hauteur de 300 milliards apportées par l'Etat et les prêts consentis aux banques n'ont pas commencé à produire les effets escomptés. Et cela va durer, car le Gouvernement n'a toujours pas prévu de dispositif permettant d'évaluer la bonne foi des établissements bancaires et le cas échéant de les sanctionner. Quoiqu'il en soit, nous ne peut que constater un problème du crédit en France malgré les campagnes de communication. Il est temps de réagir et de sortir de cette vaste hypocrisie car ce sont des centaines de milliers d'emplois qui sont en jeu.
Les Jeunes Radicaux de Gauche souhaitent que soient libérées les initiatives, que le Gouvernement expose clairement les mécanismes qui seront utilisés pour contrôler l'utilisation des moyens mis à la disposition des banques et surtout, que soient déterminées les sanctions potentielles à l'égard des banques qui ne joueraient pas le jeu de l'intérêt général ? Enfin, les JRG estiment nécessaire, au vu de la gravité de la situation actuelle, de mettre en place un service public du crédit qui permettrait à la fois de pallier aux carences à l'égard des entreprises mais également des particuliers.
Eric KRAGBE
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