L’issue de ce Congrès ne scellera pas notre existence mais marquera radicalement l’histoire de notre parti. Entre vos mains, chers amis et sans vouloir dramatiser, c’est de la perpétuation de nos valeurs dont il est question.
Ce Congrès ne doit pas être celui du renoncement et du retrait défensif, mais à l’inverse, celui de la prise de responsabilité.
"Nous, Jeunes radicaux de gauche, nous refusons les calculs. Notre seule obsession c’est l’intérêt général et le Bien public. Notre force, ce n’est pas d’être un parti de masse mais d’être un parti de conviction et d’audace. Nous devons défendre et transmettre notre héritage.
Chers amis, en ce jour, pour assurer à l’audace de nos convictions l’existence qu’elle mérite, ce n’est pas dans la Synthèse du Mans qu’il faut aller puiser mais à la source de la Convention de Rennes. Pour nous c’est clair, la présence d’un candidat à l’élection présidentielle est nécessaire !
L’heure est grave et nous pensons, sans fausse complaisance, qu’il est temps d’affirmer que la République ne pourra pas se rénover sans le radicalisme et sans initier au plus tôt le chemin de la VIème République.
2006 a commencé à la lueur de la Lutte contre le CPE. Ce mouvement a rassemblé la jeunesse, puis, progressivement, l’ensemble de la société progressiste française dans la rue. Il a permis de contester l’institutionnalisation de la précarité en tant que valeur pivot du travail. Après ce succès de la mobilisation populaire intergénérationnelle, que de déceptions ! En effet, malgrè la victoire immédiate et le retrait d’une partie du Projet de loi, la pratique gouvernementale a débouché sur une crise de Régime. In fine, les fondements de la V ème République ont été bafoués et le CNE confirmé.
Que de regrets, que de rancoeur. Malheureusement, tout cela n’est qu’un exemple des nombreuses frustrations qui malmènent notre jeunesse. Il est temps de monter au créneau pour affirmer avec force et conviction que les Réformes ne doivent pas s’effectuer de manière unilatérale et contre les citoyens. C’est tous ensemble qu’il faut agir !
Pour une grande partie de la jeunesse française, il y a une “rupture”. Non, il ne s’agit pas de la rupture avec les fondements républicains et solidaristes comme le prône Nicolas SARKOZY mais bien d’une rupture tant psychologique que physique à l’égard de la classe politique. Nous vivons à l’heure de “L’Etat spectacle” cher à Roger-Gérard SCHWARTZENBERG. Toutefois, croire que la dépolitisation de la société contemporaine est une donnée inéluctable serait une erreur.
A cet égard, Christiane TAUBIRA incarne ce désir réel d’avenir partagé. Souvenez-vous de son fameux Edito dans le Monde où elle affirmait, après les évènements des banlieues que “face au racisme, aux préjugés, aux inégalités, l’universel républicain est le recours des plus vulnérables”.
Sans complexe, nous pensons que le radicalisme doit plutôt être à Cachan que dans les carcans.
Christiane TAUBIRA a su répondre aux attentes dans son combat de 2002. En concordance avec son slogan « ma patrie : la République », elle a su communiquer avec l’ensemble du corps social : les faibles, les opprimés, les minorités, les « sauvageons ».
Nous appelons à la décence : ne lui refaisons pas le coup du 21 avril. Si les candidats de la gauche gouvernementale ne s’assument pas plus qu’ils ne l’ont fait en 2002, ce n’est quand même pas de notre faute. Refuser le débat, c’est refuser la démocratie. Pour nous, bousculer l’avenir, c’est réclamer plus que le plus petit dénominateur commun car “la démocratie exige une haute idée de l’homme”. L’humanisme radical, c’est justement faire oeuvre de raisonnement plutôt que de jouer le jeu de la séduction.
Nous n’avons pas peur d’affirmer que le radicalisme, c’est refuser la médiacratie, la peopolisation et ses conséquences. Les radicaux sont là pour faire vivre des Idées.
Sans Christiane, qui défendra le fédéralisme, la VIème république, notre audace économique, nos propositions environnementales, notre vision de l’éducation ? Nous qui avons toujours considéré que la laicité de GAMBETTA n’est pas celle de JAURES, qui va la défendre à notre place ?
Bref, entre nous, si ce n’est elle, qui va défendre notre programme ? A quoi servira-t-il s’il n’est pas défendu ? Existe-t-il un moyen de nous faire entendre sans candidat ?
Président, chères militantes, chers militants, chers ami(e)s. Au nom des jeunes de ce parti (de votre parti), qui croient au radicalisme pour le XXIeme siècle et, dans le RESPECT DE l’UNITE du PRG, nous l’affirmons en concordance avec la fougue de notre engagement : non seulement, nous voulons que le Programme du PRG soit présent en 2007 mais, en plus, nous disons à Christiane : “Courage, les jeunes militants sont avec toi”.
Les JRG,
Jonathan LEVINGSTONE : “Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être,. Découvrez ce que vous aimeriez être et faites tout votre possible pour y arriver.”